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LA POTERIE TUNISIENNE

L’art tunisien de la poterie et de la céramique est très ancien, depuis les premiers âges du néolithique, et est devenu depuis mondialement réputé. Une de ses grandes particularités est que la poterie est tournée par les hommes et façonnées à la main par les femmes, surtout à la campagne (Sejnane).
Il semblerait que l'ancienne Egypte, la Phénicie et la Grèce aient permis aux potiers de Djerba de perfectionner l'art du tour pour façonner leur production (amphores à bout pointu pour les transports maritimes...). La céramique, d'influence romaine, appelée sigillée africaine, avait une pâte rouge, très fine et une grande variété de décor: appliques en relief, estampage en creux, motifs floraux, mythologiques.
Plus tard, aux débuts de l'islam, à l'époque aghlabide (649-909 après J.C), l'utilisation des glaçures et des oxydes métalliques est venue de Bagdad.
Aux X° et XI° siècles, ères fatimide et ziride, les créations en céramique s'inspirèrent de l'art figuratif avec des figures humaines et animales. Elles eurent un tel succès que cet art se répandit dans tout le Maghreb jusqu'en Andalousie et en Sicile.
Avec les hafsides (1159 à 1534), les motifs redevinrent abstraits, géométriques ou stylisés et les couleurs étaient le brun de manganèse et le bleu cobalt.
L'influence turque, de 1534 à1704, donna à la poterie tunisienne la polychromie et la généralisation des panneaux décoratifs architecturaux d'inspiration orientale.

La poterie de Barrama:
Cette poterie est caractéristique par:
- ses formes épurées et son galbe,
- son engobe rouge à base de gomme laque,
-son décor nu ou primitif, rappelant les tatouages et les tissus de laine ruraux (lignes, points, losanges...).

La poterie de Djerba :
Sûrement l'une des plus anciennes du bassin méditerranéen, la poterie faîte dans l'île de Djerba, à Guellala, est caractéristique par son fond jaune, provenant de l'antimoine, et par ses motifs géométriques ou figuratifs tracés au vert-de-gris du cuivre. Les lampes et les plats à couscous, entièrement enduits d'un vernis vert sont très célèbres.

La poterie de Nabeul:
La poterie, à Nabeul a hérité du savoir-faire des anciens potiers de Qualliline à Tunis, avec la fabrication de céramiques poreuses (gargoulettes). Sa célébrité provient aussi de la vaisselle bicolore vert et jaune, symbole présumé du Nord et du Sud, ou de ses décors verts géométriques ou stylisés.

La poterie de Sejnane
Cette poterie est très primitive dans le procédé de fabrication: modelage, cuisson et peinture.
Elle est remarquable par ses décors qui rappellent les sculptures aztèques.
Les couleurs employées sont naturelles (beige, ocre-rouge et noir) et les motifs, géométriques ou figuratif naïfs, sont tracés d'abord sur la pâte crue puis au jus de lentisque, noir, entre deux cuissons.
Les formes des objets sont typiques: outre les bols, plats et autres récipients utilitaires, on trouve aussi des statuettes humaines ou animales...
"Les motifs du décor de la poterie de Sejnana forment une composition qui n'a de signification que celle du plaisir que procure la réalisation d'un arrangement où les notes s'accrochent et s'engrènent selon des rythmes graphiques qui rayonnent [...]dans un parcours visuel envoûtant"

Actuellement, elle est, comme la poterie de Barrama, assez peu connue des touristes car peu et mal exposée dans les souks des grandes villes.

Le travail de l’argile est l’une des trois activités qui naquirent avec l’homme. Tout comme le textile et le cuir, il s’est profondément enraciné depuis un passé lointain en Tunisie, étant donné que la civilisation Gafsienne était en contacte avec l’Egypte des Pharaons, la Grèce, et la Perse. 

Traditionnellement, il existait deux types de poteries : une tournée par les hommes, et une autre modelée par les femmes, cette dernière se rencontrait uniquement en milieu rural, et elle était essentiellement utilitaire. 
A travers l’histoire nous constatons que la naissance d’une poterie modelée en Tunisie date des Ier ages du Néolithique. Chaque poterie est porteuse de formes et de décors adaptés à sa fonction, chaque forme possède une valeur culturelle et répond à un besoin.                                     

Le renouveau de la céramique en Tunisie a coïncidé avec l’introduction des Phéniciens du tour du potier. Prolongeant la tradition, et s’inspirant des poteries importées des pays Méditerranéens, les artisans Punique ont tourné de nouvelles formes comme les amphores à fond pointu adaptées au transport maritime, ainsi que les plats et les bols à vernis rouge ou noir.

A l’époque romaine il y eut l’introduction de la Sigillée Africaine qui est reconnaissable par sa pâte rouge vif et son décor à relief ou estompé en creux, à motifs floraux, zoomorphes, ou mythologiques.     

La terre cuite en tant qu’élément décoratif, a trouvé son expression la plus heureuse dans les carreaux chrétiens décorés en relief. Pour finalité architecturale ces carreaux ont pris une forme quadrangulaire pour s’adapter à la décoration de grandes surfaces murales ou de plafonds, ils doivent leur qualification de chrétiens à leur répertoire iconographique et à leur présence fréquente dans les basiliques d’époque byzantine, qui regroupent des thèmes mythologiques, bibliques (ancien et nouveau testament), animaliers, floraux, et géométriques. 

Avec l’avènement de l’islam la céramique tunisienne connut la plénitude de son épanouissement, cet essor à été marqué par la richesse des formes, la fantaisie du décor, et une maîtrise des émaux et des glaçures.                                          

La céramique Aghlabides, composée de motifs floraux, zoomorphes, et géométriques annonce la poterie traditionnelle de Nabeul, et de Djerba.
La céramique Fatimides mêle la faune à la figure humaine avec grande harmonie. 
Avec les Hafsides les ornements redeviennent plus abstraits et se limitent à des motifs floraux et géométriques . 

Ensuite, intervient l’influence Andalouse qui introduit le procédé de cerner les motifs émaillés afin d’obtenir des carreaux de revêtement à émail polychrome, ornés de figures géométriques polygonales. Cette influence s’est affirmée grâce au Saint Abu El Kacem El Jalizi dont le mausolée à Tunis en témoigne.                                                       

A partir du 17éme siècle la céramique tunisienne a subi fortement l’influence turque et jusqu’à ce jour, les céramistes tunisois installés à Kallaline, produisent une céramique polychrome rappelant celle de la Turquie Ottomane.

Ainsi au fil du temps chaque région de la Tunisie s’est caractérisée par un type de poterie et de céramique imprégné par les civilisations passées :

  Guellala (Djerba) : influence berbère,
   grecque et romaine.
  Moknine (Sahel) : influence berbère,
   byzantine et arabe. 
  Néapolis (Nabeul) : influence punique,
   romaine et andalouse. 
  Kallaline (Tunis) : influence punique,
   romaine et andalouse.                     

De nos jours, la céramique en Tunisie connaît une véritable renaissance. Le développement du secteur du bâtiment lui à donné une nouvelle vigueur, en permettant l’émergence d’un grand nombre d’unités de fabrication aussi bien artisanales qu’industrielles. La poterie et céramique tunisienne ne se limitent plus aux fonctions utilitaires, puisqu’elles ont une place de plus en plus importante dans les activités ludiques des plasticiens Tunisiens.

Modelée ou tournée, artisanale ou artistique, utilitaire ou à caractère plastique, la poterie tunisienne vit un état de pleine effervescence.
C’est un monde en continuelle gestation, qui se nourrit d’un passé prestigieux, et se renouvelle constamment dans une féconde diversité.                                                    

CERAMIQUE ARTISANALE DE TUNISIE

Les céramiques tunisiennes se distinguent surtout par l'originalité de leur décor fait main et par les teintes qui sont particulièrement agréables.
Les carreaux ont pour teintes fondamentales le noir, le blanc, le vert cuivre et le jaune.

Les faïenciers tunisiens, héritiers d'un millénaire, maintiennent une longue tradition d'art.     
La palette des vernis et des émaux s'enrichit de couleurs nouvelles tout en conservant au vert, au jaune et au brun manganèse, une place de choix

La production de la céramique tunisienne s'est beaucoup développée ces dernières années grâce à la qualité des matières utilisées, à la perfection du travail, à l'amélioration des techniques de base et à la recherche des formes anciennes adaptées à l'usage moderne.    

Héritant d'une tradition millénaire, la production de la poterie est concentrée dans les régions de Nabeul et de Jerba. La région de Nabeul est aussi connue pour sa céramique artistique.

                                     

D'autres régions rurales comme Séjnane au nord et Moknine au sahel produisent de la poterie spécifique d'inspiration berbère.

 

La poterie de Nabeul

C'est un savoir-faire millénaire remontant à l'époque romaine et probablement même punique que les artisans tunisiens pratiquent toujours. Elle est toujours produite dans une centaine d'ateliers la plupart de caractère artisanal qu'il est possible de visiter en s'adressant à un marchand. Assiettes et plats de terres sont utilisés quotidiennement dans les familles et nombre de maisons récentes sont décorées de carreaux.

Introduction de la poterie à Nabeul et son évolution au fil des temps.

C'est assez tardivement, au XVIème siècle, que Nabeul s'initia à l'art de la terre cuite. Il semble que des potiers berbères de Guellala (à Djerba) attirés par la bonne qualité des bancs d'argile du Cap Bon ainsi que par la richesse du sol et de la mer, y ont établi leurs ateliers. Au XVIIème siècle des réfugiés andalous se sont installés à leur tour faisant profiter l'industrie de la terre cuite des méthodes qui ont fait leur preuve dans leur pays d'origine.                 Spiacente il tuo browser non supporta il Java oppure Java e' disabilitato
La poterie à Nabeul

Cette activité devient prospère d'autant plus que chacune des civilisations qui se succédèrent en Tunisie apporta un élément de cette tradition.

La céramique punique importée par les Phéniciens, elle a longtemps gardé une influence orientale. Sobre dans ses couleurs, ce sont les engobes rouges qui dominent, rehaussés d'un décor peint fait de lignes et de bandes. L'objet le plus caractéristique en est la lampe à huile qui ressemble à un coquillage avec ses deux becs pincés. Mais très tôt, les Puniques ont importé des oenochoés et des amphores de Corinthe, des coupes de bucchro d'Etuties, et de la vaisselle de Grande-Grèce.

La céramique romaine et byzantine là encore, la lampe à huile est l'objet symbole. Dans un premier temps, elle est importée d'Italie puis réalisée sur place. Elle diffère de la lampe punique par son anse et son bec unique. Elle est souvent richement ornée de scènes mythologiques ou de représentations humaines et végétales. Au V ème siècle, après les invasions vandales, apparaît une nouvelle forme de lampe qui caractérise la période byzantine : ronde, elle porte un réservoir terminé par un goulot et deux anses de chaque côté. Son ornementation se simplifie : elle de décor de sigillées. Les amphores, qui servent à exporté l'huile d'olive et le vin,fabriquées localement en grande quantité à partir du IV ème Siècle. Elles sont pourvues de deux anses symétriques et d'un col étroit fermé par un bouchon de liège ; leur pied est en pointe. Les premiers carreaux de terre cuite furent les carreaux chrétiens décorés en relief. Carrés. Ils s'adaptent les uns aux autres pour former des assemblages permettant la décoration de grandes surfaces. Ils portent souvent des motifs peints d'animaux ou de symboles chrétiens.

La céramique musulmane Avec la conquête musulmane, la céramique tunisienne s'épanouit et atteint une grande finesse, sous l'influence d'artiste venue de Bagdad. Le plus bel exemple en est la mosquée de Kairouan et son mihrab au décor de carreaux polychromes. A la même époque, les artisans mettent au point dans la ville aujourd'hui disparue de Rakada, non loin de Kairouan, le jaune encore présent dans les poteries de Nabeul. Lorsque Tunis devient, à la fin de XII ème siècle, le siège su pouvoir politique, les échanges commerciaux s'intensifient avec le reste du monde méditerranéen et des influences artistiques se font sentir dans la céramique : utilisation du brin et du bleu cobalt dans les décors peints sur les carreaux et les poteries. Il ne faut pas négliger le mélange des influences : turques avec la domination ottomane, andalouse avec les Maures chassés d'Espagne, et italienne par la proximité des deux contrées.

La céramique moderne durant le protectorat français, le gouvernement encourage le renouveau des techniques traditionnelles. Un maître potier de Tunis, Jacob Chemla, fixe le bleu cobalt en 1910. Des entreprises françaises et des artisans tunisiens développent une production nabeulienne digne de la grande période musulmane, tant pour la variété de ses couleurs que pour la finesse de ses motifs. Presque tourtes les poteries vendues à travers la Tunisie vienne de cette ville balnéaire où l'argile est extrêmement fine. Cette poterie vernissée (motli) au plomb de couleur verte ou jaune est toujours transparente et laisse apparaître des motifs dessinés à l'oxyde de manganèse; plusieurs ateliers produisent également de la poterie poreuse (chawat). Malheureusement la qualité du graphisme ne suit pas toujours. Sous l'influence d'artistes européens venus en Tunisie dans les années 1950, des décors portent la marque d'un art résolument moderne.

Comment se présente cette activité aujourd'hui

Aujourd'hui, Nabeul améliore ses techniques et diversifie sa production. Les artisans font preuve d'un sens de la création qui n'a d'égal que leur volonté de rester fidèles au terroir. Vases, coupes et vasques surgissent d'entre doigts et décorent de plus en plus les intérieurs et les jardins, ainsi que les halls des administrations et des hôtels. A Nabeul sont fabriqués tous les genres de poteries : Poterie poreuse non vernissée, pour le rafraîchissement de l'eau et la conservation des aliments; poterie culinaire rouge, originaire d'Italie; céramique vernissée, utilitaire ou décorative. A l'inverse de la céramique vernissée, la céramique émaillée nécessite deux cuissons, décor et vernis étant appliqués sur l'objet précuit. Malgré l'amélioration des techniques certains artisans maintiennent la tradition et continuent à ravailler avec un four chauffé au bois.       
Un petit tour de magie !!!

Les objets fabriques dans les nombreux ateliers de potiers sont vendus dans divers magasins de la rue principale; là se trouve le centre d'artisanat où sont exposés les produits anciens et modernes de l'artisanat.

Citons quelques poteries les plus réputées à Nabeul :


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Dernière modification : 31 mars 2008